| Chronologie historique de l’église d’Aiguèze |
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1581 |
Une délibération nous apprend que les réunions du conseil se tiennent devant la porte de l’église.
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1598 |
Le 3 mai la délibération du conseil a lieu à l’intérieur de l’église, de nombreux habitants d'Aiguèze et de Saint-Martin sont cités.
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1610 |
Jeanne Belin, femme de Guillaume Durieu notaire à Aiguèze, est enterrée dans l’église.
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1629 |
Toussaint Tourre lègue 3 livres tournois pour réparations à l’église d’Aiguèze avant de partir pour le service du roi. De nombreux testaments font état de pareils dons envers l’église.
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1633 |
Procés entre Jean Barthélémy, prêtre et prieur de Notre Dame du Verger au lieu d’Aiguèze, avec Etienne De Burzet, prêtre de Saint Marcel d’Ardèche, au sujet du prieuré d’Aiguèze. Cet acte est un des rares documents donnant pour vocable Notre Dame du Verger.
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1644 |
“Jean Chabot et Pierre Daucros, consuls d’Aiguèze, tant en leur nom que de la communauté dudit lieu, ont confessé avoir reçu de Messire Henry-François Dornano, seigneur de Masargues, Serpaise, la Tuillière et autres places, conseiller du roi en ses conseils d’état et prince gouverneur des villes et château de Tarascon,
St André et Iles de Porqueyrolles, colonel général des bandes Corses, absent, Sieur Claude David, baille de St Just pour lui, savoir une chazuple, étolle, manipule, devant d’autel, corporali, carreaux, voile et voilet de calisse, le tout de satin fiamete égratigné et chamaré de dentelle d’argent, que ledit seigneur a donné
gratuitement pour servir le culte divin et pour la célébration de la Sainte messe en l’église paroissiale dudit lieu d’Eyguèze toutes les bonnes fêtes de l’année et autres jours que bon semblera aux consuls qui sont de présent et à l’avenir, à condition que la messe célébrée et le service divin fait lesdits sieurs consuls
retireront lesdits ornements en un lieu assuré et où ils seront conservé, fait et récité à St Just dans la maison dudit seigneur”.
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1655 |
Jean Romanet, viguier d’Aiguèze, est enterré dans le caveau familial situé à l’intérieur de l’église.
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1657 |
Etienne Cade, prieur d’Aiguèze, oblige la communauté à lui rebâtir le presbytère détruit lors des guerres de religions “par la malice de ceux de la religion prétendue réformée”. François Pentecoste, maçon à Aiguèze, obtient le bail de la reconstruction. Antoine Dullias, tailleur de pierre de Saint Julien, fourni les pierres pour dix portes dont deux avec châpiteaux.
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1659 |
Gervais Durieu, notaire à Aiguèze est enterré dans le caveau familial situé à l’intérieur de l’église.
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1660 |
Enterrement dans l’église d’un enfant originaire de Trignan sans l’autorisation des consuls. Altercation dans l’église durant la cérémonie entre Etienne Cade, prieur, et les dits consuls.
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1661 |
Bail à prix fait par la communauté à Anthoine Dullias et Anthoine Dessallis, maçons de St Julien, pour faire une tribune à l’église d’Aiguèze pour 150 livres.
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1666 |
La délibération du 24 octobre 1666 nous donne le détail des réparations à faire à l’église: “Il est nécessaire de faire accommoder la tribune de l’église d’Aiguèze et de lui faire un plancher. L’eau étant rentrée dans l’église a soulevé presque tout le pavé de la nef. Il serait nécessaire de changer l’autel de St Nicolas vis à vis de celui de Ste Catherine.
De changer la chaire du côté de Ste Catherine et d’abattre le banc de pierre qui traverse l’église. De rendre plane la nef jusqu’au balastre. A été délibéré que la tribune sera accommodée, à laquelle sera mis deux grosses poutres de sapin d’une muraille à l’autre. Au devant de la tribune sera fait une balustre de la même façon que celle du choeur.
L’autel St Nicolas sera mis contre la muraille. La chaire sera remise du côté de l’autel de Ste Catherine. Les statues de St Nicolas et autres Saints qui sont au dit autel seront mises dedans pour donner commodité à la nef. On abattra le banc de pierre qui traverse l’église et le pavé sera accommodé jusqu’au balustre du coeur et le tout mis aux enchères.”
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1668 |
Simon Jullien, bourgeois d’Aiguèze, est enterré dans l’église, il cite la confrérie du Saint Sacrement.
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1673 |
Une délibération nous indique que la cloche de l’église servait également à convoquer le conseil communal. Procédé surtout employé pour avertir le consul et conseillers de Saint Martin. Cette même année la grande cloche qui menaçait de tomber fut réparé au frais de la communauté.
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1676 |
Toussaint Bruguier, menuisier à Aiguèze, obtient le bail des réparations à faire à l’église. Il devra nettoyer et réparer toute la toiture, remplacer les tuiles rompues, faire une porte avec des fers et surrure fermant à clef à l’entrée du clocher, refaire la balustre et la tribune, fermer le tronc de la porte de l’église et y mettre une clef et faire deux fenêtres en bois, le tout
pour la somme de 9 livres.
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1682 |
Jean Tourre, serrurier à Aiguèze, est payé 12 sols pour réparer une fenêtre de l’église.
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1684 |
Jean Privas, maçon à Aiguèze, obtient par enchères les réparations à effectuer à la toiture de l’église. Il devra de plus “fermer les deux trous par où passent les cordes des cloches avec du bois en laissant deux petites ouvertures pour passer les dites cordes”.
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1700 |
Les consuls achètent 7 pots 6 feuillets d’huile d’olive pour la lampe de l’église.
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1712 |
André Jean, maçon du Garn, obtient le bail des réparations à faire à l’église: “Il est tenu de paver avec bords de pierres de taille ladite église depuis la balustrade du coeur jusqu’à la porte du bout de l’église, avec deux degrés à l’entrée de la porte, de tomber un arc qui menace ruine
avec le pillier qui le soutient à la chapelle de Notre Dame de Piété et de refaire le tout dans son entière perfection. Il devra bien enduire avec bon mortier entièrement ladite église partout les endroits nécessaires et ensuite de blanchir avec un lait de chaux, le tout pour la somme de 170 livres”.
Charles Durieu lègue par testament à la confrérie du St Sacrement la somme de 6 livres et à la confrérie de St Nicolas la somme de 3 livres.
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1728 |
Les consuls signalent “que la grande cloche de l’église se trouve rompue par un cas imprévu et qu’il est nécessaire de la refondre par le grand besoin des habitants, soit pour les convoquer au service divin que pour sonner dans le mauvais temps pour préserver les fruits de la tempête”. Le 21 juin bail est donné à Joseph Haumage, maître fondeur de Vaison, pour la refonte de la cloche pour la somme de 200 livres.
Il est tenu de descendre la cloche du clocher à ses frais, de mettre du bon métal pour la rendre du même poids, de la remettre au clocher dans quinze jours et de l’entretenir durant un an.
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1771 |
Par son testament Joseph Romanet cite les trois confréries érigées dans l’église d’Aiguèze: Celles du St Sacrement, de St Nicolas et du Rosaire.
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1772 |
La communauté met les réparations de l’église et du presbytère aux enchères. Plusieurs maçons se présentèrent, c’est Etienne Lionné qui obtient le bail pour 1200 livres.
Le 30 novembre Joseph Thoulouse, prêtre de Chandolas, prend possession du prieuré d’Aiguèze par provision obtenu du pape au mois de septembre précédent. L’église est désignée sous le vocable de Notre Dame du Verger.
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1789 |
Les consuls signalent les réparations urgentes à faire à l’église et au presbytère "qui pour peu du retard qu’on apporte dans leur entreprise, il peut s’ensuivre leurs ruines et dégradations totale".
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1792 |
L’église faisant partie des biens confisqués est transformée en "temple de la raison", la cloche est réquisitionnée.
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1802 |
“Vérification de l’édifice public servant au culte pour savoir s’il était susceptible de quelques réparations, les murs ainsi que la voûte sont en bon état”.
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1804 |
Délibération pour le culte: il est porté sur le budget une somme de 600F pour le vicaire, 50F pour réparations au presbytère et 50F pour l’entretien de l’église.
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1808 |
Le conseil municipal rappele: “Que les anciens prieurs avaient demandé plusieurs fois à la communauté de faire changer la cloche de l’église sous prétexte que le moindre vent de bise emporte le son et que les habitants ne peuvent entendre sonner les offices”. Cette délibération est un des rares documents nous indiquant que le clocher se trouvait à l’origine du côté Ardèche, sur le rocher.
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1814 |
La mairie achète 800 fagots de buis pour faire plusieurs arcs, dont un à la porte de l’église, et ce pour célébrer le retour en France de Louis XVIII.
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1826 |
Une délibération nous apprend que le clocher est éloigné de l’église. Il semblerait que la cloche est été mise au portail de la Font avec la nouvelle horloge.
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1827 |
Le maire expose au conseil “que l’église de la paroisse attire toute l’attention de l’autorité locale, que non seulement elle n’est pas assez vaste mais que des réparations d’une absolue nécessité devraient, sans lui donner l’apparat du luxe,
la rendre au moins digne des Saints Sacrifices, que dans cette vue pour la gloire de Dieu et le bien de la religion il avait fait tirer le plan et dresser les devis descriptif et estimatif des réparations à faire à l’église par le Sieur Bousquet, ingénieur architecte de la ville du Pont St Esprit”.
Le conseil municipal admet également "que l’église n’est point assez vaste pour contenir les fidèles attendu l’augmentation de la population et qu’elle doit être agrandie indispensablement par deux chapelles, qu’en outre elle est dans un état complet de dégradation et que les réparations énumérées au devis descriptif sont d’une absolue et urgente nécessité."
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1828 |
Des réparations supplémentaires sont à faire à l’église, dont la pose d’une balustrade en fer pour les tribunes et le coeur, la mise en place d’une chaire à prêcher et d’un autel en marbre.
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1837 |
Mise aux enchères des travaux projetés pour l’église, un devis estimatif donne une dépense de 723F. La commune payera le transport des matériaux ainsi que les manoeuvres. C’est Mr Baume qui emporte le marché, il aura le droit de puiser de l’eau à la fontaine publique entre 8 et 9h du matin et pourra prendre des pierres aux remparts.
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1847 |
Le maire transmet au préfet les plans et devis pour la reconstruction du clocher et une partie de la voûte. La toiture est entièrement déposée, les tuiles nettoyées, la charpente consolidée.
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1865 |
Achat d’un bénitier “en marbre rouge incarnat sur colonne” à Michel Marchand, revendeur d’ornements de culte à Avignon. C’est Jean Rieu qui fait le déplacement en Avignon le 7 mars de la dite année pour aller chercher ce bénitier qui se trouve toujours à l’entrée de l’église.
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1866 |
Le 1er mai Louis-Prosper Taulelle prend possession de la cure d’Aiguèze.
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1867 |
Mise aux enchères de l’afferme des chaises de l’église. Le fermier a droit à 1F par place et par an et 5 cts par chaise volante non affermée. Le bail nous apprends qu’il y a dans l’église deux fois treize rangs de chaises, de six places chacun du côté de l’évangile et de sept rangs de six places plus six rangs de quatre places du côté de l’épître.
Plus dans chaque chapelle un petit escabeau de deux rangs à quatre chaises, les autres places dans les chapelles sont réservées à la fabrique.
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1868 |
Louis Suau, menuisier à Aiguèze, refait les boiseries de la chapelle de la Ste Vierge au prix de 2F le mètre carré pour le bois dur et 1,75F pour le bois blanc.
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1875 |
Projet d’un contrefort et d’un appartement côté cimetière pour arrêter la poussée de la voûte du vieux mur entre le clocher et la chapelle de la Vierge. "On fera une porte à l’endroit même des fonds baptismaux et la chapelle de gauche de la grande entrée sera disposée en une chapelle des fonds baptismaux".
Martin Chabot est payé 30F par an pour sonner les cloches.
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1876 |
Projet concernant les réparations à faire à l’église, dont le dallage de la nef, un débarras pour ranger tous les objets qui gènent le public et des fonds baptismaux. Le nouveau conseil municipal n’approuve pas la somme qui devait initialement être versée pour tous ces travaux. La fabrique "n’a pu que gémir jusqu’ici de cette violation
des lois par le conseil municipal, de son absence de tout esprit de conciliation et de son ingérence dans l’administration du temporel de la paroisse". Néanmoins des travaux sont lancés, un dallage "en briques lithoïdes mosaïques de Bourg Saint Andéol" est commandé à raison de 3,50F le mètre carrée.
Délibération du conseil de la fabrique»
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1877 |
Projet par la municipalité d'enlever le jardin de la cure pour en faire une cour d'école, la fabrique manifeste son opposition, l'autre jardin situé sous le presbytère est exposé aux caprices climatiques et rien n'y pousse.
Délibération du conseil de la fabrique»
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1880 |
Louis Ville, président de la fabrique, porte l’attention sur l’état déplorable des chassis et des vitres des fenêtres de l’église, la population souffre des intempéries à l’intérieur même de l’édifice durant les saisons rigoureuses, une demande de secours est adressée à la mairie.
Délibération du conseil de la fabrique»
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1890 |
André Dufour, président de la fabrique, fait observer que l’intérieur de l’église est encombrée d’une quantité considérable d’objets tels que bière, catafalque, chaises roulantes, dais, échelles, etc, et qu’il conviendrait de construire un débarras. Augustin Sabonnadière offre de construire la sacristie pour 320F en utilisant les pierres provenant de la destruction d’une maison à Laval Saint Roman.
Délibération du conseil de la fabrique»
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1892 |
Prise de possession de l’église et cure d’Aiguèze par l’abbé Louis-Simon Charmasson.
Prise de possession de la cure»
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1895 |
Mémoire adressé à l’évêque pour établir que Saint Roch est le patron d’Aiguèze.
Mémoire en faveur de St Roch»
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1897 |
Prise de possession de l’église et cure d’Aiguèze par l’abbé Jean-Louis-Marie-Pierre Tuzet.
Prise de possession de la cure»
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1898 |
Rapport présenté par le bureau des Marguilliers sur l’urgence des travaux à exécuter à l’église, celle-ci étant très humide. Cette humidité provient de la voûte sur laquelle repose les tuiles. Il faudrait mettre une charpente apte à supporter les tuiles et assez élevée pour permettre de passer entre la voûte et la dite charpente afin de pouvoir constater de temps en temps l’état de la toiture.
La voûte pouvant d’un moment à l’autre s’écrouler sous l’action de l’humidité et écraser la population pendant les offices religieux. Les travaux sont évalués à la somme de 3000F mais la fabrique n’a aucun fond disponible. Un secours est demandé au conseil municipal.
Le rapport des Marguilliers»
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1900 |
Relation tendue entre le maire et le curé: "L’an dix neuf cent et le 26 mai Roche Casimir nouvellement élu maire, se croyant omnipotent a fait remettre par le garde-champêtre à Mr le curé l’arrêté suivant: Nous maire de la commune d’Aiguèze ordonnons à Mr Tuzet, curé, de laisser ouverte à partir de dimanche la porte de la tribune de l’église, faute de se conformer à cet ordre le garde-champêtre
sera requis afin d’ouvrir par la force la dite porte demain dimanche un quart d’heure avant la première messe. Mr le curé fort de son droit s’est contenté de hausser les épaules et les tribunes sont restées fermées".
Le mot du maire»
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1905 |
Séparation de l’église et de l’état, le 21 mai, sur ordre de l’évêque, il est procédé à un inventaire du mobilier de l’église.
Inventaire du 21 mai 1905»
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1906 |
Le curé Tuzet proteste à l’occasion de l’inventaire effectué par le receveur de Saint Julien le 1er mars 1906: “Monsieur Merlin, au nom du peuple d’Aiguèze dont je suis, sous l’autorité de l’évêque de Nîmes, le représentant, l’interprète et le chef. Je veux qu’une protestation, impuissante je le sais, mais nécessaire, vous acceuille au début de votre triste mission. Que venez-vous faire dans cette église,
vous que l’honorabilité personnelle commanderait la sympathie, mais en qui je ne puis voir aujourd’hui que l’artisan contraint et forcé d’une évidente injustice. Vous venez assurer l’exécution d’une loi condamnée par le pape Pie X et nos évêques et que par conséquent je repousse de toute mon énergie de chrétien et de prêtre. Aussi serai-je un témoin absolument passif, car rien de ce qui est ici n’appartient à l’état,
ni les voûtes, ni les murs, ni les autels, ni les statues, ni les meubles, ni la chaire, rien, rien, et je déclare faire toutes réserves de droits”.
Suppression de la Fabrique, la dernière réunion a lieu le 2 décembre.
Protestation du curé Tuzet»
La dernière réunion de la fabrique»
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1910 |
L’église est entièrement restaurée et embellie sous l’impultion de Mgr Fuzet, Archevêque de Rouen, dont la mère était originaire d’Aiguèze. Le 24 septembre à lieu la bénédiction des cloches et le lendemain la consécration de l’église en présence de milliers de visiteurs et de nombreux écclésiastiques.
Quelques renseignements sur Mgr Fuzet»
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2005 |
Les peintures murales sont restaurées grâce à l’Association pour l’église d’Aiguèze. La fin des travaux est couronnée par une grande cérémonie présidée par l’évêque de Nîmes.
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2010 |
Le dimanche 11 juillet, grande fête organisée pour la commémoration des cent ans de la restauration de l’église par Mgr Fuzet en présence de Mgr Wattebled évêque de Nîmes et de nombreuses personnalités.
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